Les films de Stéphane Marti sont distribués par LE PEUPLE QUI MANQUE

DVD
> Les Trois Offrandes
(comprenant Les Métaphores d'Alex + Le Rituel de Fontainebleau + Le Veau d'or),
> Cinexpérimentaux #7
(documentaire sur Stéphane Marti de Frédérique Devaux & Michel Amarger, inclus Mira Corpora)
> La Cité des neuf portes
(Édition numérotée et signée à 100 exemplaires)
s
ont disponibles chez Re:Voir VidÉo
www.re-voir.com

> Jardin privé est disponible sur Cinéma différent Volume 1 édité par LOWAVE
www.lowave.com

> Les Brigades SMarti Super-8 Song Volume 1
(dvd promotionel édité par le CJC & L'UFR d'Arts Plastiques et Sciences de l'Art de Paris 1)
(+)


BIBLIOGAPHIE

> Le Loukhoum et les crocodiles par Dominique Noguez, Bref #86, Paris, 2009
> Les Morsures du désir par Aliocha Imhoff & Kantuta Quiros, texte d'introduction de cette page, 2008
> Entretien avec Cédric Lepine in Les Brigades SMarti : Super8 song, livret dvd, Paris, 2007
> Entretien avec Franck Senaud sur le site Préfigurations, 2007
> Entretien avec Cécile Giraud sur le site Objectif Cinéma, 2005

> Trente ans de Stéphane Marti par Jérôme Oliveira, Blog de Pink TV, 2005
> À propos de Mira Corpora par Gilles Touzeau, Tête de l’Art #23, Paris, 2005
> Mira Corpora de Stéphane Marti par Raphaël Bassan, Bref #63, Paris, 2004
> Plein fard par Élodie Imbeau, Exploding #8, Paris, 2002
> Stéphane Marti et les trois offrandes par Gilles Touzeau, Tête de  l’Art #10, Paris, 2001
> Les Trois offrandes par Raphaël Bassan, Bref #51, Paris, 2002
> Les Cités corporelles de Stéphane Marti par Raphaël Bassan, Catalogue Jeune, dure et pure ! Une histoire du cinéma d'avant-garde et expérimental en France, Paris, 2001
> Beauty in Chaos Bd biographique par Rodolphe Cobetto-Caravanes, Plus jamais malade en caravane , Paris, 2000
> Abécédaire de Stéphane Marti (entretien) par Rodolphe Cobetto-Caravanes, Petit Monde Caravanes #30 & 31, Paris, 1999
> Les Arts parallèles par Marie Marvier, Paris Le Magazine, Paris, 1986
> Brochure du cinéma du musée, texte de Dominique Noguez, Centre National Georges Pompidou, Paris, 1983
> Querelle(s) d’Hyères par Michel Cyprien, Gai pied Hebdo #66,  Paris, 1983
> Le Retour au corps par Dominique Noguez, Cinémaction 1, Paris, 1978
> Entretien avec Stéphane Marti par Thérèse Giraud & Gérard Courant, Le Regard d’Orion, Paris, 1978
> Stéphane Marti par Élisabeth Ayala, Libération, Paris, 1977
> La Cité des neuf portes par Thérèse Giraud, Cahiers du cinéma #283, Paris, 1977
> Une école du corps ? par Dominique Noguez, Politique Hebdo #287, Paris, 1977
> Le Cinéma différent par Gérard Courant, Cinéma 77 #228, Paris, 1977

TEXTES DE STÉPHANE MARTI

> Corps Super-8, catalogue Jeune, Dure et Pure ! Une histoire du cinéma d'avant-garde et expérimental en France, texte visible sur le site de la Cinémathèque française, Paris, 2001
> Le Super-8, un médium d’excellence, Le Technicien du film #519, Paris, 2002
> Art corporel et cinéma expérimental, une tentative de correspondance, Vertigo #14, Paris, 1998


LE MAGISTÈRE DU CORPS
1996
Beta SP, 15 minutes
Avec Mike & Saverio Confusione
Conception sonore : Stéphane Marti
Assistance artistique et technique : Éric Bossé, Jacques Miège & Wassila Kailali

CLIMAX
1983
Super-8 couleur, silencieux, 12 minutes
Avec Éric Bossé, Darek Nikta, Berndt Deprez, Michèle Teyssier, Mariana Gordonova, Violette Le Quéré, Christian Canciani D’Este, Phoebée Thieffry
Conception sonore : Berndt Deprez
Maquillage : Phoebée Thieffry

CONCERTO POUR ALOUAL
1982
Super-8 couleur, 20 minutes
Avec Aloual, André Puigmal & Berndt Deprez
Musique: Berndt Deprez

IMAGES NOIRES
1982
Super-8 couleur, 17 minutes
Avec : Christian Canciani D’Este, Berndt Deprez, Mariana Gordonova, Phoebée Thieffry, Darek Nikta & Vincent Jeannot
Composition musicale : Berndt Deprez
Maquillage : Phoebée Thieffry
Photographie : François Sagnes

DIASPARAGMOS
1980
Super-8 couleur, 13 minutes
Avec Aloual, Éric Bossé, José, Stéphane Marti
Musique : André Almuro
Photographie : François Sagnes
Coproduit par la Fondation de France pour la biennale de Paris

ORA PRO NOBIS
1979
Super-8 couleur, silencieux, 28 minutes
Avec Aloual, Berndt Deprez, Éric Bossé, Carbone, Michèle Teyssier & Stéphane Marti
Maquillage : Agnès Pezon
Photographie : François Sagnes

ALLEGORIA
1979
Super-8 couleur, 14 minutes
Avec Aloual & Amin
Composition musicale : Berndt Deprez
Maquillage : Agnès Pezon
Photographie : François Sagnes

EX-COMMUNION
1978
Super-8 couleur, silencieux, 12 minutes
Film constat d’une action de Michel Journiac au Théâtre de la Bastille, Paris

LA CITÉ DES NEUF PORTES
(version diaporama)
1977 Diaporama couleur, son, 20
Diapositives : François Sagnes
Conception sonore: Berndt Deprez

LA CITÉ DES NEUF PORTES
1977
Super-8 couleur, 70 minutes
Avec Aloual, Gérard Gérard, Pipe Line, Tuan la Doll, Nuyen Lee, Sébastien, Robert Star, François Denis, Bernard Faucon, Lucie Pierre, Brigitte Castel, Bruno, Mariana Gordonova, Bout Filtre, Laurent & Amin
Composition musicale : Berndt Deprez
Maquillage : Agnès Pezon
Photographie : François Sagnes
Grand prix du Festival International du Jeune Cinéma d’Hyères + Prix de la Critique Internationale, section Cinéma Différent + Golden Lion Award for most outstanding music composition Departement of motion picture / National Taiwan Academy of Arts, 1989

IN CONTEXTUS
1976
Super-8 couleur, 28 minutes
Avec Ange Leccia, François Denis & Dominique Porato
Musique : André Almuro

LADYMAN
1976
Super-8 couleur, 8 minutes
Avec Aloual & Philippe Chazal
Musique : Sweet Jane de Lou Reed

CORPRESS
1975
Coréalisé avec une équipe de l’UFR d’Arts Plastiques et Sciences de l’Art, Paris I Panthéon-Sorbonne
Super-8 couleur, 12 minutes
Musique : Chopin

 

PURPLE KISS
2010
Super-8 couleur, 29 minutes
avec : Vyva Diamss et Elie El Adem
Musique:Jean-Louis Dhermy
Texte : Extrait de Voyage a bout de mes fantasmes écrits et interprétés par Vyva Diamss
Aide à la production : Jérôme Oliveira (Pink Tv)
Télécinéma : Mediacapture, Paris.

LES JARDINS DE LA BARRUECA
2010
Super-8 noir & blanc et couleur, 30 minutes
avec : Monique Delvincourt, Antoine Boczkowski, Emilie Kania & Alexis Kopec
Aide à la technique : Guillaume Piguel
Aide à la production : Jérôme Oliveira (Pink Tv)
Télécinéma : Mediacapture, Paris.

LES AMANTS ROUGES
2009
Super-8 noir & blanc et couleur, 59 minutes
avec : Sarah Darmon, Samuel Ganes, Thomas Lagrève, Baptiste Lamy, Marcel Mazé, Romain Poli, Sultan (aka Elie el Adem), des oeuvres de Michel Journiac, des extraits du Chant d'amour de Jean Genet, des images du baron Von Gloeden & une poupée de Michel Nedjar
Texte : Dominique Noguez, lu par Samuel Ganes (le narrateur), Sarah Darmon et Romain Poli
Conception musicale et sonore : Stéphane Marti
Prise de son des voix et mix : David Bart

ORATORIO
2008
Super-8 noir & blanc et couleur diffusé en Béta SP , 9 minutes
Avec Thomas Lagrève, Samuel Ganes & Romain Poli
Musique : Oratorio de Noël de Jean Sébastien Bach (ouverture)
Texte : Dictionnaire de l'amour, Dominique Noguez, Gallimard, Collection L’Infini, 1999. Extraits lus par Samuel Ganes
Mixage : David Bart
Visible en qualité moindre sur Daily Motion

LE BANQUET DES CHACALS
2008
Super-8 noir & blanc et couleur, 35 minutes
Avec Aloual, Marie Sochor, Baptiste Lamy, Sarah Darmon, Elie El Adem, Samuel Ganes, Thomas Lagrève & Michel Amarger
Décor : Stéphane Marti,  Bertand Hee, Eric Gallet & Monique Delvincourt

L’HOMME QUI DANSE
2007
Super-8 noir & blanc, 15 minutes
Avec Elie El Adem

QUELQUES FLEURS POUR UN CHANT D’AMOUR
2006
Super-8 couleur & diapositives, 3 minutes
Avec Thomas Lagrève & Samuel Ganes
Visible sur le site Ciné Super-8 via Firefox

LES STÈLES D’ARGENT
2006
Diaporama couleur, 27 minutes
Diapositives de Stéphane Marti, François Sagnes, Marcel Mazé, Rodolphe Cobetto-Caravanes, Orlan Roy, Baptiste Lamy & Marco Ulrich

LA BEAUTÉ DU DIABLE
2005
Super-8 couleur, 13 minutes
Conception sonore : Texte de Dominique Noguez lu par Orlan Roy
Mention spéciale du Jury, 15ème Festival du Film court de Pantin, section expérimental - essai - art vidéo

MIRA CORPORA
2004
Super-8 noir & blanc et couleur, 45 minutes
Avec Marcel Mazé, Anders Ulrich, Sarah Darmon, Samuel Ganes, Orlan Roy, Johan Amselem, Élodie Jane, Amine Adjina, Louis Dupont & Christian Canciani d’Este
Composition musicale : Berndt Deprez
Photographie : Marcel Mazé, Alric Joffrin, Rodolphe Cobetto-Caravanes & Nicolas Perge
SWEET, un extrait de MIRA CORPORA est visible sur le site Ciné Super-8 via Firefox

LE VEAU D'OR
2002
Super-8 couleur, 30 minutes
Avec Baptiste Lamy, Patrice Losio, Marcel Mazé et des manifestants de plusieurs Gay Pride parisiennes
Composition musicale : Berndt Deprez (à partir du Faust de Gounod)
Photographie : Marcel Mazé

LE RITUEL DE FONTAINEBLEAU
2001
Super-8 noir & blanc et couleur, 30 minutes
Avec Marcel Mazé, Orlan Roy & Sarah Darmon
Composition musicale : Berndt Deprez (à partir de Wagner)
Photographie : Marcel Mazé, Baptiste Lamy & David Meadeb

EROS MUTILÉ
2000
Super-8 noir & blanc et couleur, 23 minutes Avec Éric Bossé
Composition musicale : Berndt Deprez à partir d’un texte/témoignage d’Eric Bossé
Photographie : Rodolphe Cobetto-Caravanes & Stéphane Marti

JARDIN PRIVÉ
2000
Super-8 couleur, 12 minutes

LES MÉTAPHORES D'ALEX
1998
Super-8 couleur, 15 minutes
D’après une idée originale d’Alexandre Cissokho
Avec : Alexandre Cissokho & Marcel Mazé
Composition musicale : Berndt Deprez (à partir de Bach)
Photographie : Marcel Mazé & Jacques Miège

Stéphane Marti
est né il y a quelques dixaine d'années à Alger.
Étudiant à l’UFR d’Arts Plastiques de Paris 1 au début des années 1970 où il suit les enseignements de Dominique Noguez, Michel Journiac et André Almuro, il devient très vite une des figures incontournables du cinéma corporel, tendance expérimentale et baroque. Longtemps impliqué dans le Collectif Jeune Cinéma, enseignant en cinéma et d'ailleurs instigateur des célèbres Brigades SMarti, Stéphane Marti poursuit ses recherches sur le corps et le Super-8, médium qu’il défend et pratique toujours et plus que jamais.

Filmographie

Diasparagmos (1980) est le nom d’un de ses films plus anciens, nom d’abord d’un des rituels dionysiaques antiques de dévoration, et c’est aussi par un tel épisode que se clôt Le Banquet des chacals (2008). Nous pensons ainsi à la longue séquence en noir et blanc où il filme Elie El Adem et sa danse sensible montée en parallèle avec la rayonnante puissance de la mer méditerranéenne filmée en couleur, le corps d’El Adem laissé tout à sa gloire et à sa vulnérabilité, avant que ne surgisse mise en abîme la dévoration cruelle du temps sur les corps et les êtres, qui est aussi celle de l'acte de filmer.
Il y aurait une fascinante étude à produire sur les multiples techniques que Marti emploie, sur son travail d’orfèvre, d’artisan cinématographe qui cisèle le monde, par ses jeux de miroirs, refilmages sur la peau, calques, projection dans la projection, qui sont toutes encore figurations du désir. Il convoque ainsi par les gestes qu’invente un cinéaste expérimental, dont l’œuvre prolifique semble comme filée autour d’une obsession, cette obsession tissée aussi de mélancolie, et comme l’impossible retour d’un objet perdu, une voie originale dans le cinéma expérimental, ne dédaignant ni la narration, ni la figuration, ni les actants, ni la somptuosité plastique. 
De même, le cinéma de Stéphane Marti qu’on pourrait dire lieu d’épanouissement de désirs homosexuels, sans porter de discours articulé de revendications, s’affirme simplement dans la fierté assumée et crâne de corps fragiles et glorieux, de désirs vibrants et de tendresses tranquilles.

                     Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós

Dans son cinéma, le plaisir pur et sans fausse pudeur d'une sensorialité de la vision, la beauté lumineuse des corps, des textures, des vibrations chromatiques, de l'espace urbain, de la nature. Ce plaisir de la vision retranscrit, transfiguré, enchanté, qu’on pourrait appeler sidération. Car le cinéma de Stéphane Marti incorpore aussi sa théorie amoureuse de l'acte de filmer, pour lui qui dit «saisir les relations désirantes».  C'est son corps qui est mis dans la bataille, au moment où il filme, sa caméra Super-8 au poing, réceptacle et acteur tourbillonnant à la fois, démiurge d'un petit théâtre du monde. Et ce sont les figures entrelacées du désir qui se donnent à voir. Le regard, l'aimantation, la perte mais aussi de manière active : happer, filmer, dévorer et ce répertoire de gestes mis en scène : la fulgurance, la durée langoureuse et sidérée, l’évanouissement, l'attente, l'esquive, le balbutiement, l'entrecoupement, presque une intermittence d’exister pour les sujets qu’il filme.
Ainsi, c'est comme si chaque film était la répétition infinie avec des variables formelles et stylistiques sans cesse renouvelées (il faudrait parler de ses différentes conceptions du montage au fur et à mesure de l’évolution de son œuvre, et sa manière de prélever dans le réel des fragments filmés qui s’est totalement renouvelée entre les années 70 et aujourd’hui) d'un même immense rituel de capture amoureuse. La morsure amoureuse du vampire préside aux destinées des personnages de son chef-d’œuvre hommage à Nosferatu, Mira corpora (2004).