PROGRAMMATION :

LES SCHMURGLHUCKS
de Silvi Simon
2000 - 8’ - France - 16mm - sonore - couleur
Abandon dans le monde imaginaire des Schmurglhucks, personnages trouvant leur source au plus profond de notre mémoire de rêves et de cauchemars.
Silvi Simon, plasticienne et cinéaste, anime ces personnages simples, rappelant aussi bien les collages punk de Martha Colburn, la ligne efficace d’Émile Cohl que la cruauté et la malice de l’univers de l’enfance.

GA
de Stéphanie Maxwell
1982 - 5’ - EU - 16mm - sonore - couleur
L’image a été produite en peignant, rayant, collant et attaquant chimiquement l’émulsion. Un travail inspiré de l’œuvre de Len Lye. Ce que nos ancêtres plasticiens dessinaient sur des parois de grottes, Stephanie Maxwell nous le restitue sur la pellicule.
La pellicule comme caverne de la mémoire collective, d’où tout peut rejaillir.

TUSALAVA
de Len Lye
1929 - 11’ - GB - 16mm - silencieux* - N&B
«Le premier film de Len Lye est un des films pionniers de l’animation expérimentale. Lye souhaitait évoquer des créatures jamais vues. La technique de l’animation l’attirait car elle autorisait une totale liberté avec les images. Il a produit avec ce film une remarquable combinaison entre l’art tribal et l’art moderne. Les formes primitives, organiques apportèrent un nouveau type d’animation et font de ce film un classique de l’animation.»
Roger Horrocks.
*TUSALAVA est accompagné ici en direct par le musicien et cinéaste Thibault "FUNKY" Walter.

SPIRITUAL CONSTRUCTIONS
d’Oskar Fischinger
1927 - 7’ - All. - 16mm - sonore - N&B
«Ce film se compose de trois fragments distincts, dans lesquels une technique particulière d’animation a été privilégiée. Il s’agit d’un film d’animation avec silhouettes.»
William Moritz
Oskar Fischinger, initiateur du GasparColor, a réalisé de très nombreux films abstraits en Allemagne, puis aux Etats-Unis. Il a également travaillé avec Fritz Lang.
Ce film met en scène deux personnages, dans un sorte de duel de transformations, élément cher aux cinéastes d’animation, d’Emile Cohl à Jan Svankmajer…

SYMPHONIE DIAGONALE
de Vikking Eggeling
1921 - 9’ - All. - 16mm - silencieux - N&B
«Le seul film de Viking Eggeling est une danse cosmique de figures abstraites denses, qui surgissent et puis sont injectées dans des séquences de création et de destruction, des phénomènes immatériels qui sont des transformations de matière et qui sont illustrées selon plusieurs niveaux. L’espace est ce à travers quoi la lumière se meut. Les figures sont des embryons, le mouvement diagonal brise l’équilibre et le repos par des activités dynamiques sans cassure. Le temps et l’espace sont interactifs. La SYMPHONIE DIAGONALE montre l’intrusion du temps et de l’espace l’un par rapport à l’autre, mais montre aussi l’irruption de formes et leurs transformations asymétriques, ou bien des symétries en rotation, des renversements et des répétitions ; tout cela évoque les principes de composition musicale — la lumière ne peut jamais être en repos.»
Louise O’Connor.

PEUTE BÊTE
de Laurence Barbier
2001 - 4’ - France - 16mm - sonore - N&B
La capacité de la métamorphose permanente comme acte de reconnaissance entre les êtres. Mon semblable est celui qui change comme moi. La plasticienne et cinéaste Laurence Barbier a réalisé de nombreux films d’animation (XOL, BONHOMME…), en utilisant des techniques liées au travail sur pellicule.


 

Dimanche 13 avril à 21h
COHLision

une carte blanche à BRAQUAGE à la cinémathèque française
Cette séance est conçue avec des films où les expériences innovantes d’Emile Cohl trouvent un écho, et même une continuation dans le champ du cinéma expérimental.
Ce programme de courts métrages fouille donc les techniques du cinéma d’animation, et affirme que l’expérimentation animée peut se déployer sous de multiples axes (comme l’annonçaient déjà les films de Cohl). La création de formes dessinées pour générer du mouvement constitue dans l’histoire du cinéma un corpus étonnant : les cinéastes inventent des techniques pour recomposer à la projection un mouvement, sans pour autant chercher à conserver une représentation classique dans leurs dessins. Mais en plus du dessin, la création en image par image (sur pellicule, en pixilation…) ouvre de nombreuses pistes : l’abstraction des motifs en mouvement se prolonge jusque dans un univers d’invention inachevé. Des films d’avant-garde aux films rotoscopiques, en passant par l’animation d’objets et le film scientifique, cette séance propose un tour (non bouclé) des possibles de l’animation, sous le regard de l’auteur des Fantôches…

En présence de Sébastien Ronceray en présentateur vedette mais aussi de tout Braquage dans la salle.

Cinémathèque Française > 51 Rue de Bercy > Paris > M° Bercy > www.cinematheque.fr > 01 71 19 33 33 > 6 ou 5€

THE RULES OF DREAMS
de Naoyuki Tsuji
2001 - 6’ - Japon - 16mm - sonore - N&B
«J'ai décrit un esprit à la dérive après la mort. Ce film est un tour de magie à partir d'un dessin au charbon de bois.»
Naoyuki Tsuji.
Naoyuki Tsuji est l’un des membres les plus représentatifs de la jeune génération de cinéastes japonais d’animation expérimentale (au côté de Takashi Ishida et Nagaru Miyake). Il est également plasticien et graphiste.

FLUKE
d’Emily Breer
1985 - 7’ - EU - 16mm - sonore - couleur
Un requin bâille ; un poisson vole sur la tête d’un chamelier dans le désert ; le toit d’une maison s’envole constamment alors qu’un autre prend sa place. Le sujet de FLUKE est le procédé qui consiste à exploiter des images et des séquences en cherchant l’origine d’un thème central. En utilisant l’animation dessinée, Emily Breer, fille de Robert Breer, développe des possibilités complexes d’une technique simple de l’animation, en en explorant un champs large de possibles de la représentation et de la métamorphose.

LOST AND FOUND
de Jeff Scher
2004 - 3’ - EU - 16mm - sonore - couleur
LOST AND FOUND embrasse le travail des pionniers de l’animation des années 1930 et 1940 (technique de la rotoscopie). C’est aussi un moyen de continuer l’expérimentation dans des effets d’optique colorés et percutants.
Le cinéaste new yorkais Jeff Scher est l’un des plus importants cinéastes expérimentaux contemporains travaillant sur les techniques d’animation. Il est également plasticien.

ACHOO MR KEROUCHEV
de Stan van der Beek
1959 - 2’ - EU - 16mm - sonore - couleur
Un éternuement, dérangeant, une vision louche trébuchante, par l’un des maîtres stratèges de l’animation politique. Les films du maître du découpage animé Stan van der Beek anime toujours des personnages et des formes donnant à ces films une portée critique, voire politique extrêmement vive.

VORMITTAGGSPUK
d’Hans Richter
1928 - 7’ - All. - 16mm - sonore - N&B
Nous sommes en permanence entourés de choses que nous considérons comme inanimées. Mais les choses sont aussi des êtres. Et lorsqu’on les « laisse vivre », elles nous révèlent sur elles et sur nous des nouveautés insoupçonnées ; les chapeaux, les cols, les fûts de réverbères, les tuyaux d’incendie ou les mains de poupées qui se disloquent, les cibles, les échelles, sont aussi vivants que des branches, des souris ou des yeux… Les phantasmes mobilisent « l’objet inanimé » et en font le personnage principal du film.

A TO Z
de Michael Snow
1956 - 6’ - Canada - 16mm - silencieux - couleur
«Le film que je prétends souvent être mon premier film, A TO Z est un film d'animation en papier découpé. Ce qui apparaît à la fin de ce film-ci, c'est quelque chose que nous appelions, à l'époque, des flimsies. J'ai commencé en faisant des films d'animation, et c'est comme ça que j'ai été introduit au cinéma. Et j'ai donc fait cette petite séquence sur cette jambe qui s'étire, mais je ne l'ai jamais tournée, je l'avais laissé comme flimsy. Elle a été tournée ensuite. »
Michael Snow (entretien in Revue Hors champs -mars 2003)

FAMILLES DE DROITES ET FAMILLES DE PARABOLES
de Marc Cantagrel & du professeur Jacquemart
1946 - 15’ - France - 35mm - sonore - N&B
Marc Cantagrel est l’un des cinéastes majeur du film pédagogique. Enseignant, dessinateur, monteur, cinéaste, il a réalisé plus de 60 films (avec entre autre le Centre de Production de Films Scientifiques qu’il crée au sein du Conservatoire National des Arts et Métiers), dont LA BIERE (1930), ÉTUDES DE LA MACHINES A VAPEUR (1945), ENREGISTREMENT ET PRODUCTION DES SONS (1954).
« Avec FAMILLES DE DROITES, FAMILLES DE PARABOLES, Cantagrel semble être sorti de son propre domaine d’éducation ; disons qu’il a pleinement réussi ce film, et que sa science du dessin animé justifie pleinement cette digression. »
Docteur Paul Thévenard.