mercredi 17 mars 2010
UNE TRAVERSÉE DE L'IMAGE ANIMÉE
séance présentée par Adrien Heudier de Braquage

Au cours de cette séance Passeurs d’images, Braquage vous propose un tour d’horizon de différents films ayant en commun la pratique de l’animation expérimentale, et particulièrement du film sans caméra. À la découverte de cinéastes rares qui ont développés une approche à la fois plastique et ludique des images en mouvement. La séance débutera par les films réalisé lors de l'atelier dessin sur pellicule que Braquage a précedement animé ici.

IMPRESSIONS EN HAUTE ATMOSPHÈRE de Jose Antonio Sistiaga
Pays Basque, 35 mm, couleur, optique, 1989, 7 minutes
Avec Sistiaga, la peinture trouve le mouvement. Ses tableaux bougent. Ils sont cinéma. Vision imaginaire d'un monde cosmique en perpétuelle mutation suggérant le drame de l'univers.

AUTUMNAL de Stan Brakhage
Etats-Unis,16 mm, couleur, silencieux, 1993, 5 minutes
Ce film se compose de deux éléments : de courtes bandes de pellicule peintes à la main, et des bandes de pellicule de couleurs monochromes pures qui filtrent directement la lumière. Ces deux éléments ont été intercalés au montage pour évoquer les modulations saisonnières de la couleur des feuilles et du ciel.

RAINBOW DANCE de Len Lye
Grande-Bretagne, 16 mm, couleur, optique, 1936, 5 minutes
Un homme dans une rue pluvieuse se détache d’un arc-en-ciel. L’arc le transforme en une silhouette colorée et ses vêtements de ville se changent en ceux d’un promeneur qui se met à danser dans une fantaisie de couleurs.

CAMERAS TAKE FIVE de Steve Woloshen
Canada, 35 mm, Scope, couleur, optique, 2003, 3 minutes
Une longue romance de lignes réalisée sans caméra, créée à la main et colorée par Steve Woloshen.

PARTICLES IN SPACE de Len Lye
États-Unis, 16 mm, couleur, silencieux, 1979, 4 minutes
Len Lye façonne la lumière à partir des ténèbres en grattant l'émulsion et se concentre sur les plus fines particules compactes d'énergie.

GA de Stephanie Maxwell
États-Unis, 16 mm, couleur, optique, 1982, 5 minutes
Ce que nos ancêtres plasticiens dessinaient sur les paois de grottes, Stephanie Maxwell nous le restitue sur de la pellicule. La pellicule comme caverne de la mémoire collective, d’où tout peut rejaillir.

CARAVAN de Tim Poeth
États-Unis, 16 mm, couleur, optique, 1987, 7 minutes
Au son du morceau de jazz Caravan, des lignes et des formes se meuvent en paysages abstraits. Le film, dessiné sur la pellicule transparente, est comme une peinture rythmique visuelle. Il s'agit d'un panoramique qui évoque une caravane.

REASONS TO BE GLAD de Jeffrey Scher
États-Unis, 16 mm, couleur, optique, 1980, 4 minutes
Jeff Scher utilise des images déjà tournées en leur faisant changer de natures : d’images photographiques filmées, il en fait des images dessinées sur papier, recopiant des images prélevées dans des films classiques, des documentaires, des films publicitaires, ou amateurs.

“Même rayé à mort, un simple rectangle de trente-cinq millimètres peut sauver l'honneur du réel.”

Jean-Luc Godard, Histoire(s) du cinéma

Cinéma Apollo > 4 Rue Albert Premier > Chateauroux > Entrée libre > 14h30